Les 110e et 310e RI - le 8e RIT Dunkerque

06 mai 2019

Soldat Louis Suin 110e RI

Maréchal-ferrand, Louis Suin, natif de Pont à Marcq, est incorporé au 15e régiment d’artillerie en 1910.

Quelques mois plus tard, il passe au 110e RI pour être libéré en septembre 1912.

IMG_1715 copie b

Mobilisé le 2/8/1914, il rejoint Dunkerque et part en campagne.

N’ayant pas connaissance de la compagnie dans laquelle il se trouvait, voici les batailles auxquelles il a pris part :

- Charleroi et Guise en août,

- l’Aisne à Pontavert et au mont Doyen,

- la Marne à Reims,

- l’Aisne à Berry au Bac à la ferme du Choléra.

Le 18 décembre, Louis débarque à Cuperly dans la Marne.

Le 29, il est à Somme-Tourbe et le 1er janvier 1915 à Laval/Tourbe.

Les journées se passent en effectuant des travaux et des marches jusqu’au 22 où le canon tonne.

En alerte le 12 février, le régiment se trouve non loin de Mesnil les Hurlus.

Quatre jours plus tard, il attaque vers les tranchées Blanches.

carte b

Cette attaque provoque 18 contre-attaques est-il indiqué dans le journal de marche.

En ce 18 février, Louis est tué et le jugement du tribunal de Ste-Menehould en date du 9 septembre 1918 confirme sa disparition.

drapeau b Mort Pour La France

 

Une nouvelle recherche de ce jour vient de confirmer que le corps de Louis a été retrouvé postérieurement à 1918.

Il a été rapatrié (date inconnue) et repose à Pont à Marcq.

Merci à Mme et Mr Damien Debril de leur partage.

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04 mai 2019

Soldat Amédée Muyls 310e RI

Natif de St-Pol/mer et de la classe 1905, Amédée Muyls est mobilisé le 2 août 1914 où rejoint le 310e RI à Dunkerque.

Affecté à la 17e compagnie du capitaine Lussiez, il embarque le 10 pour débarquer à Hirson.

muyls b

Il participe aux travaux de défense près de Landouzy la Ville et part le 18 vers Maubert-Fontaine, le Gué d’Hossus pour arriver à Matagne la Petite le 21 où il dort dans une grange indique-t-il dans son carnet.

A Hastières le 24, il écrit : « les balles sifflent aux oreilles ».

Arrivé à Agimont, de longues marches s’en suivent et le 10 septembre, Amédée prend part au combat de Pierre-Morains où malheureusement, les obus du 57e RAC tombent sur les soldats par erreur.

Sain et sauf, il arrive à Colligny/Marne puis à St-Léonard le 14 où il est bombardé.

« Toute la journée dans la tranchée, au long d'une voie de chemin de fer, sans bouger car les obus nous tombaient au pied et la nuit, en haut de la voie à tirer sur l'ennemi qui essayait de nous approcher ».

A Vrigny le 18, il est à Villers-Francqueux le 27 et il écrit :

« Matin en patrouille dans un grand château à Villers-Francqueux on recevait des balles de tous côtés. En patrouillant le village, nous étions 2 caporaux et 4 hommes, on a fait 25 prisonniers dans une petite grange, ils se sont rendus mais notre sergent et un homme se font tuer et le caporal grièvement blessé, nous l'avons encore échappé belle alors on les a conduit à 10 kilomètres de là avec beaucoup d'autres car on en avait 81 dont 2 officiers ».

Le 7 octobre, il est aux avant-postes du bois du Chauffour, le 16 devant Loivre.

Le 17, il est à St-Léonard, trempé et « plein de boue » et le 19, il peut enfin prendre du repos et se laver à Montbré.

Début novembre, Amédée est en ligne à St-Léonard aux postes d’écoute et il note qu’il dort sur la terre, qu’il mange une fois par jour et qu’il est enrhumé par la « froidure de la mort ».

Il reste dans ce secteur jusqu’au 15 février ; le 16, il est transporté jusqu’à Ventelay et cantonne à Roucy.

Le 18 février, il est en ligne dans le secteur du Choléra mais le 25, malade, Amédée est évacué vers l’intérieur.

Après guérison, Amédée est affecté à la 1ère compagnie du 110e RI le 15 octobre 1915 mais de nouveau malade, il est évacué le 9 janvier 1916 puis réformé n°2 en avril de la même année.

beuzecAmédée soigné à l'ambulance de Beuzec est assis à gauche.

Mes remerciements s’adressent à Jean-Marie Muyls pour son partage de documents dont le carnet qu’il a retranscrit.

 

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2019

Soldat Léon Houbert 8e RIT

De la classe 1896, Léon Houbert est mobilisé le 2 août 1914 au 8e régiment d’infanterie territoriale et rejoint Zuydcoote où il est affecté à la 4e compagnie.

Il est sous les ordres du capitaine Bérode et des lieutenants Leroy et Régniez.

Houbert Léon 8e RIT b

Léon participe d’abord à des travaux de défense de la place de Dunkerque.

Il quitte Bergues le 9 septembre qu’il rejoint le 15

Le 19, sa compagnie est mise en réserve à Hazebrouck pour elle est dirigée vers Douai et Lille.

Léon connaît le baptême du feu à Râches puis à Orchies et face à la puissance de l’armée ennemie, il est fait prisonnier le 10 octobre.

Dirigé vers l’Allemagne, il arrive au camp de Langensalza.

camp de Langensalza b

Ce camp est immense et plus de 20000 soldats vont y séjourner durant toute la durée du conflit.

En 1915, une épidémie de typhus provoque le décès de 2000 soldats.

Sans doute épuisé par ces années de captivité, Léon est rapatrié le 28 décembre 1918 pour enfin être démobilisé le 15 février 1919.

Merci à Jean-Christophe Teste qui m’a permis d’écrire cette page à la mémoire de son aïeul.

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24 avril 2019

Soldat Jean-Baptiste Wallart 110e RI

Jean-Baptiste, incorporé le 27 novembre 1913, fait partie de ceux qui sont prêts à partir immédiatement lorsque la guerre est déclarée le 2 août 1914.

Affecté à la 7e compagnie, il est sous les ordres du capitaine Vogt, du lieutenant Pelcat et des sous-lieutenants Delaroche et Vernet.

Le 1er engagement se déroule en Belgique à Houx où il faut défendre le pont puis à Anhée.

wallart jb blog

Revenu en France, c’est la bataille de Guise le 29 puis le régiment poursuit vers l’arrière à Pontavert le 1er septembre puis dans la Marne à la Noue, St-Brice, Reims et Tincqueux le 16.

Le soir, Jean-Baptiste arrive à Roucy et y cantonne.

Le lendemain, il repart en direction du Choléra sous un fort bombardement.

Atteint par éclats d’obus au bras gauche à Pontavert, il est évacué vers l’ambulance mais la blessure étant très sérieuse, il est dirigé vers Limoges pour être admis à l’hôpital Gay Lussac (aujourd’hui lycée).

Pontavert b

Mais revenons au jour de la blessure, voici ce qu’a écrit le sergent Castelain :

« Des obus pleuvent pendant des heures. Dans une section, des cris, des hurlements de douleur mais Dieu me protège toujours… ».

Malgré les soins qu’il a reçus, Jean-Baptiste perd certains mouvements de la main.

La guerre est terminée, classé au service auxiliaire le 25 août 1915, il travaille aux poudreries de Bergerac.

Classé inapte définitif, il est démobilisé le 8 avril 1919.

Merci à Pierre Wallart qui m’a permis d’écrire cette page en l’honneur de son père.

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11 avril 2019

Lieutenant Lucien Delahousse 110e RI

Engagé volontaire en 1913, Lucien est sergent à la mobilisation.

Parti de Dunkerque, il arrive à Hirson pour connaître le baptême du feu sur la Meuse non loin de Dinant à Houx et à Anhée.

Affecté à une compagnie de mitrailleuses, sa mission est périlleuse.

delahousse lucien b

De retour en France, il est engagé dans le combat pour prendre la ferme de Bertaignemont où il est blessé.

Evacué, nous ne connaissons pas la date exacte de son retour mais il reçoit une citation à l’ordre de l’armée.

Le 18 décembre, le régiment débarque à Cuperly dans la Marne.

En cantonnement à Laval/Tourbe, c’est un véritable bourbier, conditions très pénibles pour des soldats déjà bien fatigués.

La 1ère bataille de Champagne a lieu dès février 1915 et le 27, Lucien prend part à l’attaque des tranchées ennemies à proximité du bois du Trapèze non loin de Mesnil les Hurlus.

Dans des conditions dantesques, ils sont nombreux à rester sur le terrain.

De retour au cantonnement le 7 mars, ses excellents états de service lui permettent d’être nommé sous-lieutenant deux jours plus tard.

En ligne le 10 non loin du fortin de Beauséjour, il est blessé par éclat d’obus à la cuisse gauche et évacué.

De retour dans le secteur de la Miette et du Choléra près de Berry au Bac, il l’est ensuite dans celui du fort de Brimont puis de Sapigneul aujourd’hui village détruit.

1916, une nouvelle grande bataille se prépare, celle de Verdun !

Le 25 février, Lucien arrive aux casernes Marceau qui est le point de départ vers les premières lignes.

caserne Marceau

Les casernes Marceau en 2006 collection auteur.

Le lendemain, il monte vers le ravin ouest de Fleury sous un bombardement d’une rare violence et des contre-attaques en nombre.

Comment a-t-il vécu ce combat ?

Sans doute épuisé comme bien d’autres, il arrive près du fort de Souville sous la neige puis vers le calvaire près de Douaumont.

Enfin relevé, la totalité du régiment est envoyée vers l’Aisne à Troyon.

Lucien a déjà vécu l’incroyable  et embarqué à Fismes le 7 août, il cantonne près de Molliens dans la Somme. Il se trouve dans la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Le 5 septembre, en ligne dans le bois de Maricourt, la bataille de la Somme commence.

Le 1er bataillon est mis en réserve dans les tranchées Savernack et Colmar, l’attaque est déclenchée le 13 vers la Maisonnette.

Le 16, il est dans les tranchées de l’Hôpital avant de repartir vers l’est de Combles.

Quelques jours plus tard, il est blessé et évacué.

Nommé lieutenant le 5 octobre, il fait son retour et participe à l’offensive sur l’Aisne près de Craonne puis à celle des Flandres.

Débarqué à Bergues le 20 juillet 1917, il fait très mauvais temps.

Le 17 août, le bataillon attaque à 12h15 et s’empare de la ferme des Lilas près de Bixchoote.

Vers 17h30, Lucien se trouve dans le PC du chef de bataillon lorsqu’un obus tombe faisant 5 tués.

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Source SHD 26N680

Parmi ceux-ci figure Lucien qui sera inhumé à Westvleteren.

Mes remerciements s'adressent à Daniel Robineau pour son partage.

 

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03 avril 2019

Soldat Ernest Dallongeville 110e RI

De la classe 1902 et natif de Watten, Ernest Dallongeville rejoint le régiment le 3 août 1914.

Il prend part aux premiers combats lors de la bataille de Charleroi, à Anhée puis à celle de Guise à la Hérie la Viéville.

Dallongeville Ernest b

 A la Noue puis à Bergères sous Montmirail, c’est la retraite de la Marne !

Dirigé vers l’Aisne, il est en ligne dans le secteur bombardé de la Miette, du Choléra et du mont Doyen jusqu’en décembre.

Il y perd de nombreux copains d’armes !

Après un repos bien mérité à Fismes, il rejoint Cuperly le 18 décembre puis cantonne à Somme-Suippes en vue d’une attaque programmée  vers les tranchées ennemies de Mesnil les Hurlus déjà très bien organisées.

Les bombardements sont fréquents dès le 8 janvier 1915.

Mais ce territoire est âprement défendu, l’ennemi contre-attaque à de nombreuses reprises. La progression reste donc lente et très pénible.

Au bivouac le 20 février à Laval/Tourbe, il rejoint Somme-Tourbe le 24.

mesnil b

L'hôtel de l'église de Mesnil les Hurlus en 2005.

Le 26, il est sur le site des abris Guérin qu’il quitte le lendemain matin à 5h45.

A 16 heures, son bataillon, le 1er, reçoit l’ordre d’attaquer à proximité du bois du Trapèze.

abris et mesnil b

Source : SHD26N497

 Ernest n’en reviendra pas et son corps ne sera jamais retrouvé.

drapeau b copieMort Pour La France

Merci à Jean-Jacques Macre de son partage.

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27 mars 2019

Soldat Rémy Pinat 110e RI

Natif de Montreuil sur Mer et de la classe 1908, Rémy est mobilisé le 3 août 1914.

En campagne à Anhée en Belgique puis à Guise dans l’Aisne, il prend part à la retraite de la Marne à Bergères sous Montmirail puis revient à Reims.

En septembre, il est dans la vallée de l’Aisne à la Miette, au Choléra, au mont Doyen sous un bombardement presque continuel.

Rémy se trouve dans la compagnie hors-rang ayant la spécialité de sapeur comme l’indique l’insigne qu’il porte au bras gauche sous ceux de présence au front.

 

pinat b

 

Durant l’hiver, il est en Champagne et participe à la 1ère bataille dans le secteur très bombardé de Mesnil les Hurlus puis part vers les Eparges sous Verdun avant de revenir dans l’Aisne dans la région de Pontavert.

1916 : la terrible année ! direction la Meuse ; il arrive à Verdun et monte vers Douaumont sous un bombardement continuel et très intense.

Sain et sauf, il revient dans l’Aisne dans le secteur de Troyon.

Une nouvelle grande offensive est en préparation, c’est la bataille de la Somme en septembre.

Rémy y prend part à Hardecourt, Maricourt, Maurepas et Combles.

En fin d’année, il est à nouveau à Mesnil les Hurlus et revient une fois de plus dans l’Aisne à Beaumarais (sous Craonne).

Le 9 avril 1917, les artilleries sont très actives, des travaux commencent le 13 en vue d’une attaque imminente.

Le 14, le régiment déplore 2 tués et 10 blessés dont Rémy « Mort Pour La France ».

 

beaumarais rémy pinat bLa X indique l'endroit approximatif du décès de Rémy.

Merci à Nicole Pinat de son partage en l’honneur de son aïeul.

temple bLa ferme du Temple en 2015.

 

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26 mars 2019

Soldat Georges Lippens 110e RI

Après deux années de service actif, Georges Lippens est mobilisé le 3 août 1914 et rejoint la caserne à Dunkerque.

Musicien, il est affecté à la compagnie hors-rang, compagnie dans laquelle on retrouve différents spécialistes comme les pionniers, armuriers, boulangers, etc…

Il part en campagne en direction d’Anhée en Belgique puis il revient à Guise où cette bataille va l’amener brancardier.

Sur la Marne à Bergères sous Montmirail, il est dirigé vers le front de l’Aisne au Choléra près de Berry au Bac puis au mont Doyen près de Pontavert.

 

lippens b

 Georges et son épouse.

Il y a déjà de nombreuses pertes et il ne fait nul doute que Georges a du prendre bon nombre de risques pour évacuer les blessés et tués…

1915, sur le front de Champagne, il connaît l’horreur des bombardements continuels à Mesnil les Hurlus, village détruit et jamais reconstruit.

Revenu dans l’Aisne durant l’été, il est dans le secteur de Pontavert, Sapigneul et bois des Buttes.

1916 c’est l’enfer de Verdun ! En ligne à Douaumont, l’évacuation des blessés s’effectue sous un très violent bombardement de tous calibres.

Mais voilà qu’une autre grande offensive se prépare, il s’agit de la Somme à Maricourt et Combles qu’il faut reprendre.

Georges s’en tire sans aucune blessure et le voici en 1917, en ligne à Beaumarais en vue d’une attaque vers Craonne où les allemands se trouvent en très bonne position et provoque des pertes importantes.

craonneCraonne vu du bois de Beaumarais en 2012.

Le bombardement tel que l’ont écrit les Poilus est si intense qu’il est difficile d’attaquer.

Sur le front belge en août, Georges se distingue et obtient une citation à l’ordre du régiment pour son « dévouement et son entrain remarquables et pour être toujours volontaire pour les postes les plus exposés ».

blockBlockhauss allemand sur le front des Flandres.

1918, sur l’Aisne à la Ville au Bois puis à Soissons, il est sur l’Ourcq où une fois de plus les pertes sont très importantes notamment à Neuilly St-Front.

Les allemands reculent et c’est dans ces conditions que Georges est blessé lors de l’attaque de Pont St-Mard.

Atteint au front par éclats d’obus, il est évacué et la guerre est terminée pour lui le 20 août 1918.

Merci à Madame Yvette Huenarts-Chartrain de son partage.

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19 mars 2019

Signaleur Henri Sobrie 110e RI

Né à Tourcoing et de la classe 1915, Henri Sobrie est incorporé au 110e RI en décembre 1914.

Après ses classes, il rejoint le régiment en campagne dans le secteur des Eparges en avril 1915.

sobrie henri

Il passe l’été dans le secteur du Choléra dans l’Aisne et après une période de repos, il revient non loin, à Sapigneul, village détruit encore aujourd’hui, à Pontavert, au bois des Buttes et à Beaumarais en fin d’année.

sapigneul b

Sapigneul village détruit

Tout comme ses camarades, il y subit le bruit infernal des bombardements et des attaques et contre-attaques de part et d’autre provocant de nombreuses pertes.

1916 : une grande bataille se prépare, c’est Verdun où il arrive fin février et monte sur les pentes escarpées vers la ferme d’Haudromont qu’il faut reprendre…

Après ce combat, il redescend vers Verdun pour remonter en ligne et sous la neige près du fort de Souville.

Henri s’en sort indemne , il est dirigé dans le secteur de Troyon dans l’Aisne.

Mais une autre grande bataille se prépare : celle de la Somme !

Il arrive à Maricourt en vue de reprendre Combles où les destructions sont très importantes. L’avancée est lente, l’ennemi étant bien camouflé dans les débris et les caves.

Cette bataille provoque encore des pertes très importantes et Henri est une nouvelle fois épargné.

Il est alors dirigé vers la Marne dans la région de Suippes et précisément à Mesnil les Hurlus et Beauséjour. Ces villages détruits se trouvent aujourd’hui dans le camp militaire de Suippes.

mesnil b

Mesnil les Hurlus en 2005

Signaleur dans un poste d’observation, plus que courageux, il est cité à l’ordre du régiment pour avoir continué à informer son commandant sous un fort bombardement alors que son copain à proximité avait été tué.

Après une période de repos et d’instruction, Henri participe à la bataille de l’Aisne à Craonne puis il prend part à la bataille des Flandres dans les secteurs de Boesinghe et en forêt d’Houthulst.

Revenu dans l’Aisne début 1918, il quitte le 110e RI en mars.

Henri a reçu la médaille militaire en 1955.

Merci à Madame Marie-Brigitte Van Oost ainsi qu'à ses frères de m’avoir permis d’écrire cette page en l’honneur de leur grand-père.

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14 mars 2019

Soldat Julien Achin 110e RI

De la classe 1914, Julien Achin est incorporé au 110e RI le 4 septembre 1914.

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Julien, ici au 108e RI, se trouve debout à droite

Affecté à la 5e compagnie, il fait ses classes puis rejoint le régiment le 5 décembre 1914 sur le front de l’Aisne au mont Doyen.

Quatre jours plus tard, il cantonne à Fismes puis à St-Thibaut.

Il embarque à destination de Cuperly dans la Marne le 18 décembre puis il cantonne à Somme-Tourbe alors qu’une attaque programmée est reportée.

Après un retour à Cuperly, il monte vers le front très mouvementé de Mesnil les Hurlus sous un temps exécrable.

Le 22 janvier, il est en 1ère ligne près des tranchées Brunes où des corps sans vie jonchent le sol…

Le 7 février, sous les ordres du capitaine Debacker, il participe à l’attaque des bois Jumeaux qui sont de suite occupés.

Les jours suivants, les allemands contre-attaquent à plusieurs reprises.

Le terrain est bouleversé par les bombardements, c’est l’horreur !

Le 5 mars, la compagnie attaque de nouveau vers le fortin de Beauséjour et restent sur place.

Le 13 mars, Julien quitte le front pour un repos bien mérité à Vertus puis il embarque à Fère-Champenoise le 28 mars pour débarquer près de Bar le Duc.

Le régiment est dirigé vers Verdun et cantonne à Eix.

Le 12 avril, il monte vers les Eparges mais il est blessé par éclat d’obus à la jambe gauche et évacué.

eparges b

Guéri, il rejoint le régiment le 25 août dans le secteur de la Miette mais son état nécessite une hospitalisation et le 10 septembre, il se retire.

entonnoirEntonnoir sur la crête des Eparges

Le 31 janvier 1916, il est affecté au 108e RI et recevra une citation à l’ordre du régiment pour ses faits d’armes.

Merci à Michèle Achin de m’avoir permis de réaliser cette page en l’honneur de son grand-père.

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