Les 110e et 310e RI - le 8e RIT Dunkerque

25 février 2022

Soldat Henri Devos 110e RI

 

De la classe 1910 du recrutement de Saint-Omer, Henri Devos est appelé sous les drapeaux le 10 octobre 1911.

Henri et la 2e compagnie bLa 2e compagnie en 1911, Henri se trouve sous la croix bleue.

Tulliste à Calais, il est mobilisé le 3 août 1914 en tant que 1ère classe, rejoint le 110e RI à Dunkerque où il est affecté à la 2e compagnie du 1er bataillon commandée parchef de bataillon Dujardin.

Devos Henri 110e RI Edith Andrieux b

Quant à la 2e compagnie, celle-ci est commandée par le capitaine Debaecker.

Le 7 août, Henri est embarqué en direction d’Hirson puis il arrive sur la Meuse pour un 1er engagement vers Dinant puis près de Charleroi à St-Gérard.

Le 29 août, il fait son retour dans l’Aisne et passe devant la ferme de Bertaignemont qui brûle.

Le 1er septembre, il passe à Pontavert pour arriver à Damery le 3.

A Reims le 14, il arrive à Roucy le 16 pour être en ligne à l’est de Pontavert le lendemain.

Le 6 octobre, le journal de marche indique que le 1er bataillon doit occuper le bois de la Mine.

Les pertes sont très nombreuses, Henri en sort indemne.

Le 9 décembre, le 110e est enfin relevé, le 18, il est à Cuperly dans la Marne.

Nous voici en 1915, la 1ère bataille de Champagne est en préparation.

A la mi-février, de nouveaux engagements ont lieu sous un temps glacial aux bois Jumeaux, à Perthes les Hurlus et aux tranchées Blanches, le bombardement y est incessant.

L’avancée du bataillon est de 800m, quant aux pertes…

Le 7 mars, la 2e compagnie est engagée pour attaquer à la baïonnette la côte 196 (butte du Mesnil, actuellement camp militaire de Suippes) sans succès.

Le 13 mars, le régiment est relevé pour un repos bien mérité.

Le 28 mars, il embarque à Fère-Champenoise pour débarquer près de Bar le Duc et être engagé aux Eparges.

La lutte est formidable notamment le 5 mai avec des attaques et contre-attaques incessantes.

Le 10 mai, le régiment est relevé et revient dans l’Aisne dans les secteurs du bois Carré,  de la Miette et du Choléra.

110e RI la pêcherie bois des boches 5 1915 archives_SHDGR__GR_26_N_680__b

bois des Buttes b

Le bois des Buttes totalement détruit.

Il est ensuite déplacé près du fort de Brimont, à Sapigneul où il ne reste qu’un village totalement détruit et Pontavert détruit également.

sapigneul b

Sapigneul village détruit.

Le 11 février 1916, le 110e est relevé du bois de Beaumarais pour embarquer en direction de la Meuse.

Le 1er bataillon arrive aux casernes Marceau à Verdun pour monter en ligne le 26 à l’ouest de Fleury.

Le bombardement y est très intense jour et nuit, les allemands bien préparés et organisés attaquent par petits groupes.

Le 28 février en pleine bataille, le commandant Debaecker est blessé.

110e RI archives_SHDGR__GR_26_N_680__bDouaumont : la 2e compagnie se trouve à gauche.

Henri se met à l’honneur en allant porter secours aux nombreux blessés autour de lui avant d’être lui-même blessé par éclat d’obus à l’aisselle droite à l’ouest de Douaumont, il est d’abord soigné au poste de secours puis dirigé vers St-Dizier mais face à la gravité de sa blessure, il est évacué vers l’hôpital auxiliaire n°101 de Clermont-Ferrand.

HA 101 b

Son courage lui vaut d’être cité à l’ordre du régiment le 13 mars ; il revient au front le 18 août 1916 pour prendre part à la bataille de la Somme à Combles, Rancourt et Maurepas.

110e RI Combles archives_SHDGR__GR_26_N_680__b

Le bataillon est commandé par le chef de bataillon Perrot s’illustrant le 15 septembre près de la Maisonnette.

Relevé le 6 octobre, le 110e repart pour la Champagne à Mesnil les Hurlus, le secteur est beaucoup plus calme qu’en février 1915 !

Avril 1917, le 1er bataillon se trouve à Beaurieux pour y effectuer divers travaux.

Le 16 avril, jour de l’offensive de l’Aisne, Henri est en 1ère ligne vers la tranchée de Nemours.

110e RI le Temple Nemours 4 19 17archives_SHDGR__GR_26_N_680__b

Il neige, le bombardement est si intense, les mitrailleuses si actives, que les hommes recherchent un abri suivant l’historique du régiment.

 Une fois encore, Henri s’en tire sans blessure.

Après une période de repos, le 1er bataillon embarque à Provins dans la nuit du 19 au 20 juillet pour Bergues.

Il est en 1ère ligne sur le canal de l’Yser.

Blessé le 9 août 1917 par éclat d’obus à la fesse droite à Bixchoote, il est également gazé et dirigé vers l’hôpital Hermitage au Touquet le 12 août.

hermitage b

Il revient sur le front belge le 18 septembre pour combattre  à la ferme de Papegoede.

1918 : le 110e est revenu dans l’Aisne pour effectuer des travaux face à Coucy le Château, Crécy au Mont et Loeuilly avant de se déplacer au sud de Soissons  fin mai à Cutry.

Le combat y est formidable.

Le 19 juillet, le 1er bataillon commandé par le chef de bataillon Mirou, attaque vers Neuilly St-Front mais les allemands restent très puissants et stoppent la progression des compagnies.

Il faut défendre les positions durant plusieurs jours ce qui vaut une citation collective au régiment.

Relevé, il part en repos pour attaquer de nouveau vers Crécy au Mont et Pont St-Mard en août.

110e RI Crécy au mont 8 1918 archives_SHDGR__GR_26_N_680__b

Le régiment embarque à Pont Ste-Maxence pour l’Alsace où il est en ligne dans le secteur calme de Soppe le Bas le 15 septembre.

Le 26, il part en Lorraine vers Plombières, Mirecourt puis il cantonne près de Vaudemont le 9 novembre pour l’Armistice.

Remis en marche, le 110e est dirigé vers l’Allemagne à Wiesbaden.

Henri est démobilisé le 24 juillet 1919 et fait son retour à Calais dans un état de santé moyen du à l’emphysème pulmonaire qui le gêne journellement.

Croix de guerre avec étoile de bronze, il reçoit la médaille militaire en 1933.

Mes remerciements s’adressent à Edith Andrieux, sa nièce pour le partage de ses documents.

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29 décembre 2021

Caporal Paul Vanderhaeghe 8e RIT

Mobilisé le 2 août 1914, Paul quitte la ferme familiale de Watten et rejoint le 8e RIT à Dunkerque.

Vanderhaeghe Paul 8e RIT c

 Caporal, il est affecté à la 6e compagnie du 2e bataillon afin d’organiser le camp retranché de Dunkerque.

 Le 15 septembre, il est à Chapeau Rouge ; le lendemain, il est envoyé à la garde des voies ferrées, le PC se trouvant à Hazebrouck.

 Le 17, le bataillon au complet se trouve au contact d’autos ennemies…

 Le 11 octobre, Paul combat près de Douai et à Orchies qu’il faut défendre.

 Le 13, le bataillon est ramené à Lille, commandé par le chef de bataillon de Pardieu.

 La ville est bombardée et attaquée par un corps d’armée ; elle est prise avec les troupes qui la défendaient.

lille gare

lille rue de bethune

 Paul est fait prisonnier ; dirigé vers le camp de Merseburg, il est transféré plus tard dans celui de Quedlinburg.

 De retour en France le 14 janvier 1919, il est libéré le 27 janvier 1919.

 

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19 décembre 2021

Voix du Nord 11 11 2021

VDN 11 11 2021 Isaie Bécart

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05 novembre 2021

Soldat Abel Delval 110e RI

Natif de Blaringhem et cultivateur à la Couture, Abel Delval est âgé de 36 ans lorsqu’il est appelé en 1915.

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Abel se trouve à gauche.

Affecté à la 7e compagnie du 110e RI, il rejoint le régiment pour prendre part à la bataille de Verdun dans le secteur de Douaumont puis sur le Chemin des Dames au printemps.

En septembre, il est dans la Somme et combat à Maurepas et Combles puis part dans la Marne dans le terrible secteur de Mesnil les Hurlus où tant sont déjà tombés !

En avril 1917, c’est l’offensive de l’Aisne, il est dans le bois de Beaumarais bombardé de toutes parts depuis 1914.

Dirigé vers les Flandres, il se bat sur l’Yser sous un temps exécrable.

En janvier 1918, il est à proximité du canal de l’Oise face à Coucy le Château puis dans le Soissonnais à Cutry.

Il est ensuite en ligne sur le plateau de Mosloy et à Neuilly Saint-Front puis à Vassens et Malhotel.

Malhotel c

La ferme Malhotel aujourd'hui.

Après quelques temps en Alsace, il est à Haroué le 11/11/1918.

Jamais blessé, victime de guerre en 1940, Abel décède en 1955.

 

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03 juin 2021

Soldat Maurice Bril 110e RI

Maurice Bril est né à Warhem en 1892. Mobilisé au 110e RI, il est blessé aux Eparges le 13/4/1915.

Démobilisé en juillet 1919, il s'installe à Lille puis à Roubaix.

Je recherche une photo de ce Poilu, n'hésitez pas à me contacter, merci.

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13 mai 2021

Soldat Antoine Verdière 110e RI

De la classe 1902, Antoine Verdière a été blessé par éclat d'obus aux Eparges le 16/4/1915.

Il était natif de Marchiennes ; je recherche un portrait de ce Poilu.

Si vous êtes de ses descendants, n'hésitez pas à m'écrire, merci.

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06 mai 2021

Soldat Gustave Nocq 110e RI

Gustave Nocq est zingueur plombier lorsqu’il est appelé sous les drapeaux le 9/10/1913 au 110e RI.

Affecté à la 3e compagnie du 1er bataillon, il part en campagne vers la Thiérache puis Charleroi où il connaît le baptême du feu notamment à Annhée, Haut le Wastia et Sommière.

De retour en France, il prend part à la bataille de Guise dans l’Aisne puis à à la bataille de la Marne à la Noue, Bergères sous Montmirail, Igny le Jard, Verneuil pour arriver dans le secteur de Reims à Tincqueux et St-Brice à la mi-septembre.

Il quitte la Marne et arrive dans l’Aisne à Roucy pour monter en ligne dans le secteur agité de la Miette, du Choléra, de la Ville aux Bois et du mont Doyen.

Après une période de repos, il est dirigé vers l’est de la Marne pour la 1ère bataille de Champagne.

Ce secteur n’est pas un cadeau, très agité, il est et restera très agité durant toute la durée de la guerre.

En ligne à Mesnil les Hurlus, les nuits sont calmes en ce début de février 1915.

Le 12, le 110e doit attaquer, Gustave se trouve au bois Jaune lorsque l’attaque est reportée.

Parti à Laval/Tourbe, il revient le 16 pour la nouvelle attaque.

Le 1er bataillon dans lequel il se trouve, occupe les tranchées Blanches prises à l’ennemi.

Le 21, il est en cantonnement à Somme-Tourbe et le 26, il part rejoindre les abris Guérin.

C’est le 27 qu’il attaque à 16h à l’est du bois en Trapèze (en haut sur la carte).

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                                                                                                                        Carte : SHD 26N497

Baïonnette au canon, Gustave aborde une tranchée ennemie lorsqu’il s’écroule, touché au genou droit par une balle.

Suivant les souvenirs de famille, Gustave fait le mort appuyé contre un arbre...

Gravement blessé, il est évacué vers le poste de secours puis dirigé vers l’intérieur avant de partir en convalescence à Barèges.

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Cité à l’ordre du régiment en 1917, Gustave restera très gêné pour marcher durant toute sa vie.

Je remercie Gael, son arrière petit-fils, pour le partage de ses documents.

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12 novembre 2020

Hommage à Gilbert Morel 110e RI

Article de la Voix du Nord du 9 novembre 2020.

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22 avril 2020

Souviens-toi

Pensées de Monsieur Pierre Quenet parues dans le bulletin de liaison de l'Association Nationale du Souvenir de la bataille de Verdun et de la Sauvegarde de ses Hauts Lieux 1989.

« Au-delà de ces pierres, de ces débris, il y avait les maisons.

Au-delà des maisons, il y avait le village – ce village, on l’aimait comme on aime un parent.

Il y a eu le sort des êtres humains – son corps est mort ; la forêt cette intruse, l’a recouvert comme un immense linceul.

Mais son âme vit, et comme telle, vivra éternellement ».

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05 août 2019

Adjudant Auguste Decodts 110e RI

Natif de Dunkerque, Auguste Decodts s’engage au 147e RI de Sedans en octobre 1907 ; nommé caporal puis sergent en 1909, il se réengage en avril 1910.

Le 2 août 1914, il est classé « affecté spécial » au port de Dunkerque en tant qu’éclusier.

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Engagé en avril 1915 au 110e RI, il rejoint la 2e compagnie sur la côte de Senoux près des Eparges le 5 mai.

Ce secteur au sud de Verdun est à cette époque très bombardé de part et d’autre et connaît également la guerre des mines que l’on peut encore voir aujourd’hui.

Dirigé vers l’Aisne, il rejoint le secteur de la Miette et du Choléra.

Après une période de repos, il revient dans le même secteur au fort de Brimont, Sapigneul, Pontavert et le bois des Buttes.

1916.

Après une période d’instruction et de repos, vient la bataille de Verdun.

Auguste fait partie de ceux qui vont connaître « l’enfer de Verdun » dans le secteur de Douaumont.

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Sa brillante conduite au feu et ses qualités de chef reconnues auprès de ses supérieurs lui permettent d’être nommé adjudant.

Revenu dans le secteur de Troyon dans l’Aisne, Auguste écrit le 16 juin :

« Il tombe quelques bombes et grenades dans le secteur, une m’étourdit et me fait sortir un filet de sang de l’oreille ».

Le 9 juillet : « Je couche dans une sape à 12m sous terre sur des planches. A 3heures du matin, en alerte, on prend place dans la tranchée… ».

Le 5 septembre, arrivé dans la Somme, il écrit :

« Je réveille mon peloton à 4 heures du matin pour aller en corvée, ce n’est pas chose facile car les Poilus sont mal lunés ».

Le 7 septembre, blessé par éclats d’obus, Auguste est évacué ; revenu très rapidement et affecté à la 10e compagnie, il est de nouveau blessé sérieusement par ensevelissement le 27 à Frégicourt et dirigé vers l’hôpital temporaire 103 à Amiens.

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Auguste rejoint le front dans le secteur de Mangelaere le 19 octobre 1917 en tant qu’affecté au 8e RI de St-Omer.

1918 : il prend part à toutes les opérations du régiment : vallée de l’Aisne à Crécy au Mont et Berry au Bac puis dans la région de Soissons à Coeuvres, Ambleny, en forêt de Retz, Vertes Feuilles, la Ferté-Milon…

En juillet, la 2e bataille de la Marne est déclenchée, il est à Neuilly St-Front, Ressons, Latilly.

Mis en réserve, le 8e revient en ligne à Pont St-Mard et Crécy au Mont.

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Crécy au Mont : ferme de l'Estourmelle.

Déplacé en forêt de Compiègne, il part en Alsace et le 11 novembre et Auguste apprend l’armistice alors qu’il se trouve dans la région de Nancy.

Il est démobilisé le 29 janvier 1919.

 

Extrait de la chanson du 8e :

« Tout régiment a ses douleurs amères,

l’huitièm’surtout eut sa part du destin.

Le sort cruel frappant de nos pauvr’s frères

Nous a ravi des chefs tous pleins d’entrain.

Il en est un qui par la bell’ d’un boche

Nous fût tué marchant au premier rang,

C’était un chef sans peur et sans reproche,

C’était le pèr;l’idol’ du régiment.

Si vous voulez savoir le nom de ce héros,

Demandez à chacun, tous, vous diront ces mots :

C’est l’Colonel DOYEN, tombé pour la Patrie,

Dont la mémoir’sacré’ sera toujours chérie.

A présent que vous savez,

Ce régiment vous est sacré… ».

 

Croix du combattant volontaire, citation à l’ordre général, titulaire de la croix de guerre et de la médaille militaire.

Avec une vie de famille bien remplie, le temps passe vite et nous voici en 1940, bien malheureusement, il ‘agit encore d’une nouvelle guerre mondiale !

Le 28 mai, Auguste est chef éclusier au port de Dunkerque.

Sur ordre de l’amiral Abrial, il intervient avec son équipe sur l’écluse Trystram sous un intense bombardement.

Cet exploit lui vaut d’être cité à l’ordre de l’armée en ces termes :

« Sous de violents bombardements, a lutté avec un magnifique courage, une activité inlassable et un dévouement absolu pour assurer l’exploitation du port de Dunkerque ».

Le 3 juin, il reste en place tandis que les officiers embarquent…

Affecté aux Quatre Ecluses, il est nommé garde de navigation.

Croix de guerre avec palme 39/45, il est fait chevalier de la légion d’honneur en 1943.

Mes remerciements s’adressent à Francis Decoldts, petit-fils d’Auguste, qui m’a permis de réaliser cette page en l’honneur de son aïeul.

 

 

 

 

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