Les 110e et 310e RI - le 8e RIT Dunkerque

03 juin 2021

Soldat Maurice Bril 110e RI

Maurice Bril est né à Warhem en 1892. Mobilisé au 110e RI, il est blessé aux Eparges le 13/4/1915.

Démobilisé en juillet 1919, il s'installe à Lille puis à Roubaix.

Je recherche une photo de ce Poilu, n'hésitez pas à me contacter, merci.

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13 mai 2021

Soldat Antoine Verdière 110e RI

De la classe 1902, Antoine Verdière a été blessé par éclat d'obus aux Eparges le 16/4/1915.

Il était natif de Marchiennes ; je recherche un portrait de ce Poilu.

Si vous êtes de ses descendants, n'hésitez pas à m'écrire, merci.

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06 mai 2021

Soldat Gustave Nocq 110e RI

Gustave Nocq est zingueur plombier lorsqu’il est appelé sous les drapeaux le 9/10/1913 au 110e RI.

Affecté à la 3e compagnie du 1er bataillon, il part en campagne vers la Thiérache puis Charleroi où il connaît le baptême du feu notamment à Annhée, Haut le Wastia et Sommière.

De retour en France, il prend part à la bataille de Guise dans l’Aisne puis à à la bataille de la Marne à la Noue, Bergères sous Montmirail, Igny le Jard, Verneuil pour arriver dans le secteur de Reims à Tincqueux et St-Brice à la mi-septembre.

Il quitte la Marne et arrive dans l’Aisne à Roucy pour monter en ligne dans le secteur agité de la Miette, du Choléra, de la Ville aux Bois et du mont Doyen.

Après une période de repos, il est dirigé vers l’est de la Marne pour la 1ère bataille de Champagne.

Ce secteur n’est pas un cadeau, très agité, il est et restera très agité durant toute la durée de la guerre.

En ligne à Mesnil les Hurlus, les nuits sont calmes en ce début de février 1915.

Le 12, le 110e doit attaquer, Gustave se trouve au bois Jaune lorsque l’attaque est reportée.

Parti à Laval/Tourbe, il revient le 16 pour la nouvelle attaque.

Le 1er bataillon dans lequel il se trouve, occupe les tranchées Blanches prises à l’ennemi.

Le 21, il est en cantonnement à Somme-Tourbe et le 26, il part rejoindre les abris Guérin.

C’est le 27 qu’il attaque à 16h à l’est du bois en Trapèze (en haut sur la carte).

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                                                                                                                        Carte : SHD 26N497

Baïonnette au canon, Gustave aborde une tranchée ennemie lorsqu’il s’écroule, touché au genou droit par une balle.

Suivant les souvenirs de famille, Gustave fait le mort appuyé contre un arbre...

Gravement blessé, il est évacué vers le poste de secours puis dirigé vers l’intérieur avant de partir en convalescence à Barèges.

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Cité à l’ordre du régiment en 1917, Gustave restera très gêné pour marcher durant toute sa vie.

Je remercie Gael, son arrière petit-fils, pour le partage de ses documents.

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12 novembre 2020

Hommage à Gilbert Morel 110e RI

Article de la Voix du Nord du 9 novembre 2020.

Morel Gilbert VDN 2020

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22 avril 2020

Souviens-toi

Pensées de Monsieur Pierre Quenet parues dans le bulletin de liaison de l'Association Nationale du Souvenir de la bataille de Verdun et de la Sauvegarde de ses Hauts Lieux 1989.

« Au-delà de ces pierres, de ces débris, il y avait les maisons.

Au-delà des maisons, il y avait le village – ce village, on l’aimait comme on aime un parent.

Il y a eu le sort des êtres humains – son corps est mort ; la forêt cette intruse, l’a recouvert comme un immense linceul.

Mais son âme vit, et comme telle, vivra éternellement ».

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05 août 2019

Adjudant Auguste Decodts 110e RI

Natif de Dunkerque, Auguste Decodts s’engage au 147e RI de Sedans en octobre 1907 ; nommé caporal puis sergent en 1909, il se réengage en avril 1910.

Le 2 août 1914, il est classé « affecté spécial » au port de Dunkerque en tant qu’éclusier.

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Engagé en avril 1915 au 110e RI, il rejoint la 2e compagnie sur la côte de Senoux près des Eparges le 5 mai.

Ce secteur au sud de Verdun est à cette époque très bombardé de part et d’autre et connaît également la guerre des mines que l’on peut encore voir aujourd’hui.

Dirigé vers l’Aisne, il rejoint le secteur de la Miette et du Choléra.

Après une période de repos, il revient dans le même secteur au fort de Brimont, Sapigneul, Pontavert et le bois des Buttes.

1916.

Après une période d’instruction et de repos, vient la bataille de Verdun.

Auguste fait partie de ceux qui vont connaître « l’enfer de Verdun » dans le secteur de Douaumont.

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Sa brillante conduite au feu et ses qualités de chef reconnues auprès de ses supérieurs lui permettent d’être nommé adjudant.

Revenu dans le secteur de Troyon dans l’Aisne, Auguste écrit le 16 juin :

« Il tombe quelques bombes et grenades dans le secteur, une m’étourdit et me fait sortir un filet de sang de l’oreille ».

Le 9 juillet : « Je couche dans une sape à 12m sous terre sur des planches. A 3heures du matin, en alerte, on prend place dans la tranchée… ».

Le 5 septembre, arrivé dans la Somme, il écrit :

« Je réveille mon peloton à 4 heures du matin pour aller en corvée, ce n’est pas chose facile car les Poilus sont mal lunés ».

Le 7 septembre, blessé par éclats d’obus, Auguste est évacué ; revenu très rapidement et affecté à la 10e compagnie, il est de nouveau blessé sérieusement par ensevelissement le 27 à Frégicourt et dirigé vers l’hôpital temporaire 103 à Amiens.

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Auguste rejoint le front dans le secteur de Mangelaere le 19 octobre 1917 en tant qu’affecté au 8e RI de St-Omer.

1918 : il prend part à toutes les opérations du régiment : vallée de l’Aisne à Crécy au Mont et Berry au Bac puis dans la région de Soissons à Coeuvres, Ambleny, en forêt de Retz, Vertes Feuilles, la Ferté-Milon…

En juillet, la 2e bataille de la Marne est déclenchée, il est à Neuilly St-Front, Ressons, Latilly.

Mis en réserve, le 8e revient en ligne à Pont St-Mard et Crécy au Mont.

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Crécy au Mont : ferme de l'Estourmelle.

Déplacé en forêt de Compiègne, il part en Alsace et le 11 novembre et Auguste apprend l’armistice alors qu’il se trouve dans la région de Nancy.

Il est démobilisé le 29 janvier 1919.

 

Extrait de la chanson du 8e :

« Tout régiment a ses douleurs amères,

l’huitièm’surtout eut sa part du destin.

Le sort cruel frappant de nos pauvr’s frères

Nous a ravi des chefs tous pleins d’entrain.

Il en est un qui par la bell’ d’un boche

Nous fût tué marchant au premier rang,

C’était un chef sans peur et sans reproche,

C’était le pèr;l’idol’ du régiment.

Si vous voulez savoir le nom de ce héros,

Demandez à chacun, tous, vous diront ces mots :

C’est l’Colonel DOYEN, tombé pour la Patrie,

Dont la mémoir’sacré’ sera toujours chérie.

A présent que vous savez,

Ce régiment vous est sacré… ».

 

Croix du combattant volontaire, citation à l’ordre général, titulaire de la croix de guerre et de la médaille militaire.

Avec une vie de famille bien remplie, le temps passe vite et nous voici en 1940, bien malheureusement, il ‘agit encore d’une nouvelle guerre mondiale !

Le 28 mai, Auguste est chef éclusier au port de Dunkerque.

Sur ordre de l’amiral Abrial, il intervient avec son équipe sur l’écluse Trystram sous un intense bombardement.

Cet exploit lui vaut d’être cité à l’ordre de l’armée en ces termes :

« Sous de violents bombardements, a lutté avec un magnifique courage, une activité inlassable et un dévouement absolu pour assurer l’exploitation du port de Dunkerque ».

Le 3 juin, il reste en place tandis que les officiers embarquent…

Affecté aux Quatre Ecluses, il est nommé garde de navigation.

Croix de guerre avec palme 39/45, il est fait chevalier de la légion d’honneur en 1943.

Mes remerciements s’adressent à Francis Decoldts, petit-fils d’Auguste, qui m’a permis de réaliser cette page en l’honneur de son aïeul.

 

 

 

 

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05 juillet 2019

Soldat Albert Gellé 310e RI

Mobilisé au 208e RI en août 1914, Albert Gellé natif de St-Pierre les Calais passe au 310e RI de février 1915 à février 1916.

Père de 7 enfants, il est mis en sursis jusqu'à l'armistice.

Si vous êtes l'un de ses descendants, n'hésitez pas à me contacter, merci.

 

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06 mai 2019

Soldat Louis Suin 110e RI

Maréchal-ferrand, Louis Suin, natif de Pont à Marcq, est incorporé au 15e régiment d’artillerie en 1910.

Quelques mois plus tard, il passe au 110e RI pour être libéré en septembre 1912.

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Mobilisé le 2/8/1914, il rejoint Dunkerque et part en campagne.

N’ayant pas connaissance de la compagnie dans laquelle il se trouvait, voici les batailles auxquelles il a pris part :

- Charleroi et Guise en août,

- l’Aisne à Pontavert et au mont Doyen,

- la Marne à Reims,

- l’Aisne à Berry au Bac à la ferme du Choléra.

Le 18 décembre, Louis débarque à Cuperly dans la Marne.

Le 29, il est à Somme-Tourbe et le 1er janvier 1915 à Laval/Tourbe.

Les journées se passent en effectuant des travaux et des marches jusqu’au 22 où le canon tonne.

En alerte le 12 février, le régiment se trouve non loin de Mesnil les Hurlus.

Quatre jours plus tard, il attaque vers les tranchées Blanches.

carte b

Cette attaque provoque 18 contre-attaques est-il indiqué dans le journal de marche.

En ce 18 février, Louis est tué et le jugement du tribunal de Ste-Menehould en date du 9 septembre 1918 confirme sa disparition.

drapeau b Mort Pour La France

 

Une nouvelle recherche de ce jour vient de confirmer que le corps de Louis a été retrouvé postérieurement à 1918.

Il a été rapatrié (date inconnue) et repose à Pont à Marcq.

Merci à Mme et Mr Damien Debril de leur partage.

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04 mai 2019

Soldat Amédée Muyls 310e RI

Natif de St-Pol/mer et de la classe 1905, Amédée Muyls est mobilisé le 2 août 1914 où rejoint le 310e RI à Dunkerque.

Affecté à la 17e compagnie du capitaine Lussiez, il embarque le 10 pour débarquer à Hirson.

muyls b

Il participe aux travaux de défense près de Landouzy la Ville et part le 18 vers Maubert-Fontaine, le Gué d’Hossus pour arriver à Matagne la Petite le 21 où il dort dans une grange indique-t-il dans son carnet.

A Hastières le 24, il écrit : « les balles sifflent aux oreilles ».

Arrivé à Agimont, de longues marches s’en suivent et le 10 septembre, Amédée prend part au combat de Pierre-Morains où malheureusement, les obus du 57e RAC tombent sur les soldats par erreur.

Sain et sauf, il arrive à Colligny/Marne puis à St-Léonard le 14 où il est bombardé.

« Toute la journée dans la tranchée, au long d'une voie de chemin de fer, sans bouger car les obus nous tombaient au pied et la nuit, en haut de la voie à tirer sur l'ennemi qui essayait de nous approcher ».

A Vrigny le 18, il est à Villers-Francqueux le 27 et il écrit :

« Matin en patrouille dans un grand château à Villers-Francqueux on recevait des balles de tous côtés. En patrouillant le village, nous étions 2 caporaux et 4 hommes, on a fait 25 prisonniers dans une petite grange, ils se sont rendus mais notre sergent et un homme se font tuer et le caporal grièvement blessé, nous l'avons encore échappé belle alors on les a conduit à 10 kilomètres de là avec beaucoup d'autres car on en avait 81 dont 2 officiers ».

Le 7 octobre, il est aux avant-postes du bois du Chauffour, le 16 devant Loivre.

Le 17, il est à St-Léonard, trempé et « plein de boue » et le 19, il peut enfin prendre du repos et se laver à Montbré.

Début novembre, Amédée est en ligne à St-Léonard aux postes d’écoute et il note qu’il dort sur la terre, qu’il mange une fois par jour et qu’il est enrhumé par la « froidure de la mort ».

Il reste dans ce secteur jusqu’au 15 février ; le 16, il est transporté jusqu’à Ventelay et cantonne à Roucy.

Le 18 février, il est en ligne dans le secteur du Choléra mais le 25, malade, Amédée est évacué vers l’intérieur.

Après guérison, Amédée est affecté à la 1ère compagnie du 110e RI le 15 octobre 1915 mais de nouveau malade, il est évacué le 9 janvier 1916 puis réformé n°2 en avril de la même année.

beuzecAmédée soigné à l'ambulance de Beuzec est assis à gauche.

Mes remerciements s’adressent à Jean-Marie Muyls pour son partage de documents dont le carnet qu’il a retranscrit.

 

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2019

Soldat Léon Houbert 8e RIT

De la classe 1896, Léon Houbert est mobilisé le 2 août 1914 au 8e régiment d’infanterie territoriale et rejoint Zuydcoote où il est affecté à la 4e compagnie.

Il est sous les ordres du capitaine Bérode et des lieutenants Leroy et Régniez.

Houbert Léon 8e RIT b

Léon participe d’abord à des travaux de défense de la place de Dunkerque.

Il quitte Bergues le 9 septembre qu’il rejoint le 15

Le 19, sa compagnie est mise en réserve à Hazebrouck pour elle est dirigée vers Douai et Lille.

Léon connaît le baptême du feu à Râches puis à Orchies et face à la puissance de l’armée ennemie, il est fait prisonnier le 10 octobre.

Dirigé vers l’Allemagne, il arrive au camp de Langensalza.

camp de Langensalza b

Ce camp est immense et plus de 20000 soldats vont y séjourner durant toute la durée du conflit.

En 1915, une épidémie de typhus provoque le décès de 2000 soldats.

Sans doute épuisé par ces années de captivité, Léon est rapatrié le 28 décembre 1918 pour enfin être démobilisé le 15 février 1919.

Merci à Jean-Christophe Teste qui m’a permis d’écrire cette page à la mémoire de son aïeul.

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