Après deux années de service actif, Georges Lippens est mobilisé le 3 août 1914 et rejoint la caserne à Dunkerque.

Musicien, il est affecté à la compagnie hors-rang, compagnie dans laquelle on retrouve différents spécialistes comme les pionniers, armuriers, boulangers, etc…

Il part en campagne en direction d’Anhée en Belgique puis il revient à Guise où cette bataille va l’amener brancardier.

Sur la Marne à Bergères sous Montmirail, il est dirigé vers le front de l’Aisne au Choléra près de Berry au Bac puis au mont Doyen près de Pontavert.

 

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 Georges et son épouse.

Il y a déjà de nombreuses pertes et il ne fait nul doute que Georges a du prendre bon nombre de risques pour évacuer les blessés et tués…

1915, sur le front de Champagne, il connaît l’horreur des bombardements continuels à Mesnil les Hurlus, village détruit et jamais reconstruit.

Revenu dans l’Aisne durant l’été, il est dans le secteur de Pontavert, Sapigneul et bois des Buttes.

1916 c’est l’enfer de Verdun ! En ligne à Douaumont, l’évacuation des blessés s’effectue sous un très violent bombardement de tous calibres.

Mais voilà qu’une autre grande offensive se prépare, il s’agit de la Somme à Maricourt et Combles qu’il faut reprendre.

Georges s’en tire sans aucune blessure et le voici en 1917, en ligne à Beaumarais en vue d’une attaque vers Craonne où les allemands se trouvent en très bonne position et provoque des pertes importantes.

craonneCraonne vu du bois de Beaumarais en 2012.

Le bombardement tel que l’ont écrit les Poilus est si intense qu’il est difficile d’attaquer.

Sur le front belge en août, Georges se distingue et obtient une citation à l’ordre du régiment pour son « dévouement et son entrain remarquables et pour être toujours volontaire pour les postes les plus exposés ».

blockBlockhauss allemand sur le front des Flandres.

1918, sur l’Aisne à la Ville au Bois puis à Soissons, il est sur l’Ourcq où une fois de plus les pertes sont très importantes notamment à Neuilly St-Front.

Les allemands reculent et c’est dans ces conditions que Georges est blessé lors de l’attaque de Pont St-Mard.

Atteint au front par éclats d’obus, il est évacué et la guerre est terminée pour lui le 20 août 1918.

Merci à Madame Yvette Huenarts-Chartrain de son partage.